Céline C.
Depuis combien de temps travaillez-vous aux Cannes Blanches ?
Je suis directrice de la Résidence Les Cannes Blanches depuis un peu plus d’un an… et pourtant, j’ai le sentiment d’y être depuis toujours. Dès mes premiers pas dans cet établissement, j’ai ressenti quelque chose de fort : un esprit de maison, une âme, une chaleur humaine difficile à décrire mais très réelle.
Être directrice d’un EHPAD, c’est bien plus qu’un métier de coordination ou de responsabilité : c’est un engagement de chaque instant. Ce que j’aime profondément dans cette fonction, c’est le lien humain. Les résidents, les familles, les équipes : chacun est une pièce précieuse d’un équilibre fragile qu’il faut choyer avec attention.
Qu’est-ce qui vous motive à exercer votre métier ?
Chaque jour est un défi, notamment sur le plan administratif. Les obligations réglementaires, les urgences de gestion, les demandes des familles, les exigences institutionnelles… Ce sont autant d’éléments à organiser, arbitrer, faire évoluer. Mais ce qui rend ces défis surmontables, et même porteurs , c’est la force de l’équipe qui m’entoure. Grâce à l’implication et au professionnalisme de chacun, on avance, on trouve des solutions, on progresse.
Ce qui me touche le plus, ce sont les moments simples, les regards complices, les confidences échappées entre deux portes, les petites joies du quotidien. Être là, présente, à l’écoute, disponible. Faire en sorte que chaque personne se sente reconnue, entourée, respectée.
Avez-vous une anecdote particulière à nous raconter ?
Je me souviens d’une anecdote qui résume parfaitement pourquoi je fais ce métier avec passion : un jour, un résident aveugle, passionné de musique, m’a demandé si on pouvait organiser un mini-concert dans le jardin. Avec l’équipe, nous avons monté l’événement en quelques jours, et le jour venu, il s’est mis à chanter avec une justesse incroyable devant les autres résidents. Ce moment suspendu, entre les notes et les silences, a rassemblé tout le monde – résidents, familles, soignants – dans une même émotion. À la fin, il m’a dit : ‘Merci de m’avoir permis d’exister autrement qu’à travers ma dépendance’. Je n’oublierai jamais ces mots.